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Mardi 13 avril 2021

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Mémo expl. texte - séries G

L'EXPLICATION DE TEXTE EN PHILOSOPHIE



Avant tout…

Il faut d'abord s'attacher à lire le texte attentivement en prêtant attention aux mots de liaison (mais, pourtant, néanmoins, toutefois...) afin de repérer sa construction et les différentes étapes de l'argumentation de l'auteur (les parties...). N'hésitez pas à souligner les mots et les expressions essentielles.
Surtout, prenez votre temps, ne vous précipitez pas, car souvent on croit comprendre alors qu'en réalité il n'en est rien. Méfiez-vous des textes en apparence simples, car en réalité ils contiennent souvent des pièges redoutables générateurs de contresens.

L'INTRODUCTION

L'introduction de votre explication doit être constituée de trois étapes : le thème, la thèse et le plan. Cette démarche a le mérite d'obliger à aller à l'essentiel, en occultant toutes les généralités, qui alourdissent le propos, sans servir l'élucidation du texte.

Le thème

La première étape consiste à identifier le thème dont il est question, non seulement sous sa forme générale (thème du désir, du langage, etc.), mais, bien évidemment, sous un angle précis, par exemple, le droit du citoyen à l'opposition, dans tel texte de philosophie politique de Rousseau, la spécificité de la connaissance humaine par rapport aux formes qui la préfigurent chez l'animal, dans tel texte d'Aristote… Bref, il s'agit de comprendre, de manière déterminée, de quoi parlent exactement l'auteur.
En ce domaine, les généralités sont à exclure et il importe de se pencher sur le texte dans sa configuration précise pour bien circonscrire le thème. Mais ce dernier ne se confond nullement avec la thèse, c'est-à-dire ce que le penseur veut démontrer dans l'extrait.

La thèse

Il ne s'agit pas ici de mettre en avant la doctrine générale de l'auteur, comme si, par exemple, tout texte de Descartes renvoyait nécessairement au cogito. Il s'agit, au contraire, de déterminer la position du philosophe dans ce texte, ce qu'il a voulu démontrer dans un contexte précis, et qui prend sens généralement à travers l'idée générale et directrice, c'est-à-dire le contenu philosophique fondamental du texte.

Plan du texte

L'introduction se clôt par l'énoncé du plan du texte, qui consiste dans la mise à jour du nombre de parties qu'il contient et du contenu (à la fois précis, mais bref) de chacune d'elles.

L'EXPLICATION DU TEXTE


Organiser

Expliciter la démarche organique du texte, découvrir son articulation, son organisation interne, notion absolument centrale, tel est l'objectif. Il ne s'agit pas de morceler le texte, de le diviser, et de comprendre la structure au moyen d'éléments disséqués sans aucun rapport les uns avec les autres.
Ce qui importe, c'est d'expliciter un enchaînement et un mouvement, de mettre au jour une liaison véritable. Il faut construire des liaisons et obéir à une organisation rigoureuse. De même, l'explication de texte vise à rendre manifeste l'enchaînement, les uns dans les autres, des éléments de réflexion.
La mise en évidence d'une construction et d'un itinéraire, voilà ce qu'il faut rechercher.

Expliquer les concepts fondamentaux

Mettre au jour la démarche organique du texte, c'est d'abord définir les termes essentiels.
La finalité de l'explication de texte philosophique est donc dépourvue d'ambiguïté : il s'agit de dégager et d'expliciter les concepts fondamentaux du texte, commandant son mouvement et son organisation.
Il faut dégager des concepts de base possédant une signification particulière et détenant une fonction précise dans le texte. Bien évidemment, il ne suffit pas d'affirmer ce rôle majeur de tel ou tel concept, mais de souligner l'enchaînement de tel concept avec tel autre.
Expliquer consiste à dégager l'articulation des concepts ou idées les uns par rapport aux autres.

Faire un effort critique

L'explication n'est vraiment réussie que quand elle produit en même temps un effort critique. Mais il faut bien s'entendre sur le sens du mot « critique ». En effet, tout grand texte philosophique pose un problème fondamental. Que peut donc signifier une critique ?
Il ne faut pas réduire la critique à une réfutation, c’est-à-dire à un jugement négatif. Une critique peut aussi être favorable.
Il ne s’agit pas de détruire la thèse de l’auteur, mais d’en comprendre la portée.
Certes, il est possible d’en montrer les carences ou la force. On peut aussi dire s’il faut la limiter ou, en revanche, la radicaliser… Mais, dans tous les cas de figure, la critique doit enrichir l’explication.

PIEGES A EVITER


Voici quelques conseils qui permettent, s'ils sont strictement appliqués, d'éviter les fautes les plus récurrentes dans ce type d'exercice.

a) Ne s'occuper que d'une partie du texte

Première maladresse : procéder en s'occupant seulement d'un passage du texte, ainsi privilégié, sur lequel portera toute l'attention. Expliquer un texte, c'est en déterminer le sens global. Par conséquent, l'approche d'un seul élément ne convient pas. L'étude analytique ou partielle est proscrite dans le domaine du sujet-texte philosophique. Le travail du candidat doit porter sur le texte tout entier.

b) Oublier le texte et faire une dissertation

Ne mettez pas non plus le texte entre parenthèses, comme s'il représentait quelque chose de tout à fait accessoire et accidentel. Un certain nombre de candidats procèdent ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître. Ils oublient le texte et font autre chose, par exemple une dissertation. Cette méthode est défectueuse. C'est le texte qui prime et vous n'avez pas à rédiger une dissertation à proprement parler. La référence au texte est donc primordiale.

c) Considérer les exemples contenus dans le texte comme secondaires

Il faut toujours accorder une place privilégiée à l’explication des exemples contenus dans un texte car ils ne sont jamais anodins.

d) La paraphrase

Ce piège vous menace constamment. La paraphrase est une sorte de caricature de l'étude ordonnée et conceptuelle. Alors qu'il s'agit d'expliciter les concepts, de souligner leur signification réelle et dynamique dans la logique du raisonnement, la paraphrase, se contente d'opérer des développements verbeux et de répéter les mêmes termes interminablement sans en dégager le sens. La paraphrase est passive. L'explication est active et dynamique. À la stérilité de la paraphrase s'oppose donc la création intelligente du commentaire explicatif.

LA CONCLUSION

La conclusion a pour but, comme dans la dissertation, de faire un bref bilan, en indiquant l'intérêt de la démonstration du penseur. Elle clôt le débat avec précision et netteté et possède donc une fonction rhétorique et pédagogique dont il ne faut pas sous-estimer l'importance.

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Dernière modification le : 07/12/2020 @ 12:49
Catégorie : Aucune

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